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Work, Work, Work (Pub, Club, Sleep)

09 mars 2013

You were sort of punk rock, I grew up on hiphop

C'est de se retrouver seule, même s'il est juste derrière moi son dos contre le mien. C'est toujours de ce silence-là que soudain il faut écrire. Ensuite il s'est retourné, moi aussi, et c'est passé, j'ai oublié les phrases qui m'était venues toutes ces fois. Je suis quand même revenue lire mes archives, j'ai galéré à retrouver mes identifiants, j'ai publié le dernier brouillon. J'ai failli poster ici plusieurs fois, je l'ai fait dans ma tête en tous cas. A chaque fois pour raconter l'année d'avant. Je sais pas pourquoi j'ai ce réflexe souvent de me souvenir où j'étais il y a un an. Je n'avais plus de journal ici, j'ai certainement dû le twitter. Pourtant comme ça je ne suis pas très anniversaire. A la banque on s'est regardés longtemps en silence, puis en riant on a fini par chercher dans le livret la date de notre mariage. Les souvenirs, pas les dates. Finalement j'ai jamais fait cette note sur NY, ni sur tout ce qui a suivi. Un film, un retour, une amitié perdue, une inconscience, les festivals, un autre film, la vie. Je viens de remonter mon twitter de l'époque, je devrais reprendre celui là, arrêter de mélanger le privé et le public, faire attention un peu.

Il y a un an, un truc du genre je vomissais du jus d'avocat dans un caniveau de Casablanca. Il y a deux ans "Cocain on a Brooklyn rooftop, hello cliché!". L'inventaire depuis, bien sûr des trucs qui changent. Une date que je me suis surprise à retenir, quand j'ai dû répondre "on est le 9 décembre" il y a 3 mois, je me suis demandé un instant pourquoi cette date me paraissait si familière. Ha. Oui. Souvenir combiné de toutes les secrétaires médicales que j'ai croisées en 2012 qui tournent alors les 2 disques avec l'attache parisienne et qui notent les semaines écoulées. Et un peu comme NY, depuis j'attends la claque. J'avais regardé pleins d'emissions sur le sujet, et toutes ces filles qui te racontent la vague d'amour au premier échange de regard, le truc à te faire sentir mauvaise mère dès les premières minutes. En vrai je culpabilise pas, j'essaie de me rassurer à me dire que c'est peut être plus sain. Parfois je réalise un peu, c'est bizarre d'être le special someone de quelqu'un. Moi qui suis si peu tactile j'ai bien dû accepter d'être le contact magique et l'odeur du réconfort. Je fais du zèle pour ne pas changer, je me suis pas arrétée de travailler ni de pédaler, j'ai passé mon temps à revendiquer que tout allait bien. Peut être aussi parce qu'à chaque plainte il me ressort des horreurs, comme si ces 3 jours de crises en janvier n'avaient jamais trouvé de conclusion.

Finalement ça va faire 6 mois, je crois qu'enfin j'y arrive, c'est pas une vague, c'est petit à petit... j'ai un coeur de pierre sûrement, s'il disparaît je ne suis pas encore certaine d'être dévastée, mais j'aime bien quand il se cache dans mon cou, c'est déjà ça.

 

Posté par _in_ à 01:29 - Commentaires [3] - Permalien [#]

Commentaires

    tu fais bien, tu sais.
    écrire, travailler, pédaler, et ça aussi.
    tout bien.

    xox

    Posté par paulette, 13 mars 2013 à 00:54
  • "C'est bizarre d'être le special someone de quelqu'un", je me le dis tous les jours. On le vit toutes différemment et c'est bien comme ça.

    C'est en te lisant que je réalise combien tes mots ici m'ont manqué <3

    Posté par clarisse, 15 mars 2013 à 16:57
  • merci les filles

    Posté par _in_, 24 mars 2014 à 17:11

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