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Work, Work, Work (Pub, Club, Sleep)

02 mars 2011

We would go far into the sea

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Chaque nuit j'ouvre les yeux et encore à demi consciente je cherche au dessus les indices qui me diront où je suis. Je viens de réaliser que ça m'arrive toutes les nuits, à Toulouse, Pornic, Tunis, Paris 12, Paris 13, Brooklyn, et Boulogne sur mer. Je connais chaque plafond, et pourtant chaque nuit reste sans réponse, j'ouvre les yeux, quel est ce décor, où suis-je, haaaa, je referme. Sur le canapé de Boulogne sur mer, donc, y'a un gripboy avec des cheveux en bordel qui me parle de la nostalgie de nos endroits d'enfances, des origines, d'être 'homesick' dans sa propre maison. Je me demande s'il s'est renseigné avant de venir me tchatcher comme ça, allongé en bataille, où si c'est une espèce de rencontre magique que je vais pas tarder à regretter... En même temps, ça fait partie du jeu, chaque tournage appelle son flirt, on en a fait une marque déposée, le beguin de tournage, ce mec qui va te donner le courage de te lever à 6h du mat tous les jours et de quand même faire quelques efforts de mise en forme... De toutes façons j'ai pris l'avion sans bagage, j'ai 2 jupes et 2 robes et des collants filés, lui il vient me remercier à l'oreille parce qu'il a vu mes seins quand je déplaçais la passerelle sur le bassin, le look de pute sur le plateau : check. Finalement je crois que cette histoire de drague décomplexée en tournage est intégrée par tout le monde, personne n'était célibataire et ça chauffait derrière chaque projecteur. Après j'ai essayé de me cacher un peu, parce que je suis plus en état de refuser quoi que ce soit (2 mois déjà, 2 more to go), mais il était très fort pour me dénicher  dans l'atelier pour débattre du principe d'incertitude et de la recette de la Mloukheya, me demander pourquoi je le regarde comme ça, et soudain c'est vrai que je suis mariée? Oui c'est vrai putain, mec, je suis mariée à un homme qui te ressemble un peu trop, les cheveux en moins, ou en fait c'est juste votre coté tunisien/mal rasé/j'aime la physique quantique/et les mangas obscurs : haha en fait je fais juste un énorme transfert, tout va très bien, rien de trop grave, lalala. Je l'ai soigneusement évité pendant la séance de gros calin de fin de tournage, je lui ai à peine dit aurevoir, j'ai sauté dans l'avion, et maintenant je ressasse. C'est marrant comme à chaque fois je me fais les mêmes histoires, les mêmes rencontres qui n'iront nulle part, et comme à chaque fois elles me posent la même question. Dans trois jours si tout va bien je l'aurais oublié, je serais (re)passée au gripboy new yorkais ou à cet indien limite underaged qui me paie des bières en essayant de me convertir en supporter des Knicks. Rentrer à New York comme sortie d'un rêve, ne pas se sentir at home du tout, la neige a fondu, ce qui m'arrange pas trop j'en avais besoin pour tourner.

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21 janvier 2011

I'll send you my love on a wire

A 4h du matin dans le taxi, traverser la Garonne un peu trop vite, c'est pas encore la gueule de bois, j'en suis au point de chialer quelque chose proche du martini pur. Une bouteille à nous deux, quelques noix, Jordan qui gribouillait sur la table, Faustine le visage creux gris de fraiche rupture, on a réussi à en rire pour ne surtout pas penser aux prochaines heures pour les prochains mois. Finalement trop bourrés pour le goodbye sex, ça m'apprendra. Le chauffeur fait mine de comprendre, il a une boîte de mouchoirs de psy, je l'ignore par la fenêtre, la Garonne, Blagnac. L'excédent de bagage c'est mon gros disque dur plein de tout ce qu'il faut finir, je n'ai pas vraiment de bagage à main, je crache 50€ quelle organisation. J'écoute l'ami Bertrand qui peuple parfaitement la torpeur des aéroports, je survole Bruxelles à  l'aube et c'est tellement beau je me demande pourquoi partir.

J'ai attendu ma claque, en tirant ma valise dans le Air train, en tentant de sortir à Nostrand, en pataugeant dans la neige bouillie. J'habite l'équivalent de châteaurouge/châteaud'eau, les gens sont très gentils, les maisons sont mignonnes, mais pour l'instant rien ne vient. Manhattan, vite fait parce qu'en fait je passe mes journées entre un métro cracra et un écran d'ordinateur. Comme à Paris, comme dans n'importe quelle grande ville occidentale. Oui c'est haut, les gens vont vite, il parait que tout s'y passe, mais le MoMa est blindé de monde et moins chouette que Beaubourg, les bagels sont remplis d'une couche de 5 cm de cream cheese (pourtant je voue un culte au cream cheese mais je n'ai pas su finir), je comprends pas la différence entre un muffin et un cupcake, Topshop est la plus grande arnaque du prêt à porter (qualité H&M pour 3 fois le prix), les carottes sont amères, le café est dégueulasse, j'ai vu en courant un des symboles touristiques de la ville : Time Square, un panneau publicitaire géant (très représentatif), il fait nuit à 16h30, il caille sa mère et j'arrive pas à trouver un manteau. Accessoirement, je suis pauvre.

Je crois qu'il me manque la mythologie de départ, le NYC en touriste, je comprends pas tout ce ramdam des jeunes hypeux qui se font leur semaine à Manhattan, leur aprème à Williamsburg et qui reviennent en rêvant d'y vivre, qui te parlent de leur grosse claque, tu vas voir c'est génial, t'as trop de la chance. Pour l'instant, j'ai surtout des tonnes de boulot tout en anglais, des scénarios à écrire, un film à tourner avant avril, un clip à faire, une série TV à créer. Je suis super enthousiaste, même si j'ai l'air de grommeler comme ça (j'ai le droit ici seulement), c'est juste que j'aimerais qu'on m'explique quand vient la claque de l'American way of life, quand est ce que je vais me dire qu'en effet c'est vraiment différent. J'ai l'impression d'être à Paris en plus grand, d'ailleurs la ville est peuplée de français, où que j'aille, dans la rue, au wholefood, au liquor store, en cours (!!) et dans n'importe quel métro les gens parlent français. Dépaysement total. A part ça, on a tous à peu près la même garde robe, on écoute la même musique, on aime les même films, on regarde les même séries et on rit aux même bagues... J'imagine qu'une école de cinéma réduit certainement le décalage possible, c'est juste un peu frustrant (heureusement ma coloc est haïtienne).

Pendant ce temps, de l'autre coté de la terre, y'en a un qui se nourrit exclusivement de semoule en regardant les infos tunisiennes en boucle et d'autres qui se préparent à tourner mon scénario, avec mon frère et mon caisson subaquatique... j'ai mal au ventre à chaque cœur sur Gtalk et à chaque photo made in Boulogne-sur-mer que je reçois. Parfois je regrette d'être partie, puis je me dit déjà un mois,  surtout plus que 3, faudrait songer à en profiter. Heureusement, j'ai quelques boutons faciles à pousser pour marcher vite sur la 23rd, accélérer mon bpm interne et retrouver le duwah...

 

ou Sleepyhead, ça marche toujours.

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30 novembre 2010

Dance until you're her

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J'ai encore toujours ce réflexe de venir relire ici pour retrouver les mois perdus, en septembre j'ai dû laisser l'ancien agenda dans une pile de merdier dans le bureau, je n'ai plus rien pour savoir, j'ai déjà oublié 2009/2010. Je voudrais trouver un agenda de vie, une demi année par page, de 1985 à plus tard, pour garder toujours une trace avec moi, sans devoir chaque rentrée me débarrasser de l'année passée. J'essaie de me souvenir depuis juillet...

En août j'ai traîné ma soeur très tôt dans le jardin et sur la plage déserte puis très tard dans l'océan et le karoke pourrave de bord de mer. Elle s'est laissée faire sauvagement pendant que je galérais avec mon dispositif de tournage complètement à l'arrache, cette fois pas de terreur de pellicule ou de lumière,  plutôt une espèce de liberté totale presque plus angoissante... j'oublie de réfléchir, j'essaie de me défendre avec du bidon sur l'instinct et l'improvisation, en vrai je sais même plus ce que je fous là, quelle histoire il faut filmer, encore moins comment je vais monter tout ça, j'appuie sur le bouton et je laisse faire, j'essaie juste que ça reste joli, le résultat est surtout très flou.

Après on rentre à Toulouse reprendre le cours de tous ces tournages à préparer, je perds déjà le fil, elle s'occupe de dérusher et m'emmène faire de l'aviron sur la Garonne et jouer aux échecs sur la prairie. Il fait 40°, on regarde les gouttes de brume s'accrocher à nos bras en calculant l'anarchie de nos cycles, on se coupe les cheveux, on bronze encore un peu.

En septembre il m'emmène à Tunis en plein milieu de ma préparation overbookée d'un petit film trop ambitieux pour nos petites épaules (nos petits comptes en banque surtout). Je tourne en rond sans rien pouvoir avancer, le grand retour du cauchemar catastrophe où le travail en retard me poursuit pour me bouffer, ou un truc comme ça. Je me réveille en hurlant mais au moins il est avec moi (l'avantage d'avoir signé). En pleine nuit ses approches frigo se heurtent au zèle de sa petite soeur qui doit s'assurer de notre respect total du ramadan... on a tenu les trois jours qui restaient pour faire bonne impression, en mangeant du mesfouf la nuit et en regardant Fatafeet toute la journée. J'ai quand même fini par le traîner à la plage désertée, pour oublier qu'un oncle venait de mourir et que la télé ne parlait que du 11 septembre. Encore une fois nager...

En rentrant, la spirale du tournage d'une autre, donc. Deux semaines un peu magiques où tout le monde s'aime un peu trop et où la moitié des journées se finissent en comédie musicale sur le plateau, mine de rien on termine à l'heure et en ordre, très bien. En octobre, il me reste une semaine pour regarder mes 12 heures de rushes (fiction documentaire, plus jamais), faire un bout à bout et soutenir mon film. Je replonge dedans, j'essaie d'aller vite, je passe de 45 minutes à 22 entre les deux derniers jours, la soutenance se passe très bien. Je commence à accepter la fatalité de ma procrastination maladive : il me faut sans cesse trouver des deadlines. Justement, la nana responsable des festivals m'en donne plein, il me faut une deuxième version pour le 30 octobre, des sous titres pour le 30 novembre, une version finale pour une projection le premier décembre.

En novembre, donc, je suis partie 15 jours dans les landes voir l'océan sous la tempête et écrire un filmdefindetudes (comme quoi c'était super urgent) en atelier scénario. Il faisait froid mais y'avait des plaids, du vin et des gens plutôt chouettes. C'était vraiment pas le moment de prendre du temps loin de final cut mais ça sentait l'automne et l'océan, quoi qu'il arrive j'aurais sûrement glandé tout ce temps avant de me speeder à la fin du mois. Ensuite les cours ont repris, j'ai reçu la confirmation pour New York, et ces derniers jours c'est un peu tout en même temps, les naissances et les deuils, le montage final, l'étalonnage, le mixage, les sous titres, la paperasserie pour le visa, les 12000$ à mendier, les vaccins, les exercices de découpage, les inscriptions aux cours du spring semester et craigslist brooklyn. Demain soir ça sera peut être ma seule projection en festival de ma vie, j'ai déjà mal au ventre mais après ça je ne serais plus obligée de revoir ce film, je passerai à la suite, ça ira.

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21 juillet 2010

Living next door to challenge

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J'y suis quand même allée, on m'a appelée le matin même en disant OK pour le spring semester à new york, du coup j'avais plus trop envie de passer 6 mois en boite de pub entre le bar à fruits et les bancs TV, entre les espèces de meufs que je pourrais m'amuser à décrire, mais qu'est ce que tu peux dire à part des meufs de la pub, tu vois. Tu vois forcément. Je les ai attendues longtemps en plus, vu qu'elles étaient en train de faire des plans de réaménagement de l'open space des TV producers. J'y suis allée quand même, j'ai dit j'adore la pub, en regardant mes ongles que j'avais coupé aux neuf dixièmes. Mais j'avais plus envie. Il me restait mon pouce là, j'avais failli le tailler aussi, avant de me rappeler douloureusement que j'avais une pellicule à charger dans la Bolex avant la fin de semaine, dans le noir, la caméra ouverte sur les genoux, entraîner la bande et la récupérer de l'autre coté, pour la coincer dans la bobine de réception, dans le noir il te faut l'ongle du pouce droit dans la rainure, et tu glisses dessus jusqu'à ce qu'elle rentre, puis tu plies et tu enroules un peu en serrant bien. Après c'est bon, tu fermes. Tu peux rallumer la lumière, faire tourner un peu le moteur. J'ai cru que ça passerait alors, mais j'ai eu mal au ventre, tordu comme ça, jusqu'à ce que je l'entende se décrocher, le lendemain, sur le premier plan du film et le dernier de ma bobine.

Je ne sais même pas si j'aime ça, si tourner me rend malade comme ça juste parce que je n'en suis qu'au bricolage en pellicule (et que 30 mètres de pellicule ça fait 2'30 de rushes) ou bien si je vais commencer à apprécier quand j'aurais une vraie équipe pour gérer tout ce qui ne concerne pas la mise en scène... Alors je choisis spécialité réalisation, parce que je déteste brancher du câble et fixer des gélat, monter des projo et régler des niveaux, et même si filmer des gens ça me terrifie, si je déteste imposer la lourdeur d'un tournage à ceux que j'entraîne dans mes mini fictions sans intérêt,  je me laisse tenter pour quelques années, pouvoir prendre le temps de faire quelques films et voir ce que ça donne... Mon plus sceptique soutien m'attend avec ses démoralisations systématiques entre le canapé et la vaisselle, il voudrait y croire mais il n'y arrive pas, il a le mot fatal pour chaque projet et la critique démolitive. Pour se faire pardonner et pour y trouver un intérêt technologeek il m'équipe en full hd, j'ai 2 films à rendre en septembre, je me lance dans le projet guérilla sans équipe sans lumière et sans acteur, médiocrement n'importe quoi. Je passe le mois de juillet dans la phase la mieux, il faut avouer. L'écriture partout, sous la douche et sur le vélo, le choix méticuleux d'un nouveau carnet de film et la préparation de pas grand chose puisque tout s'improvise... acheter quelques fringues à mettre sur ma petite sœur puisque c'est elle qui joue et regarder des tonnes de films pour me souvenir comment faire.

Et puis je suis partie 10 jours en atelier d'écriture intensive, j'ai écrit intensivement pour chaque jour me faire démonter intensivement aussi. Chaque professionnel qui t'offre gracieusement un retour sur ton scénario voudrait que t'en changes la moitié, jamais la même, toujours très argumenté. Au bout de quatre heures à tout retourner je ne sentais plus mes jambes, l'estomac à nouveau noué et les nerfs aux bords des yeux, je me suis noyée dans le pastis sous le ciel d'Ariège, et tous les jours pourtant j'ai recommencé, j'ai réécrit, j'ai repris 4 heures de retours, j'ai reperdu mes jambes. Le dernier soir sous le feu d'artifice j'ai perdu le reste, jusqu'à la conscience sur le sol pendant quelques heures, ingérer et recracher du concept narratif et du dialogue à s'en rendre malade, sans prendre le temps de digérer, finir par tout lâcher, les nerfs au fond de la cuvette la tête contre le carrelage. Puis je suis rentrée, je partage mon temps entre l'ingurgitation d'images et le boulot pour les autres, j'avance mon départ et je raye tout dans mon carnet. Je sens les choses venir puis s'effacer, je me repose sur le paysage qui j'imagine sera superbe, je verrais bien, les pieds dans l'eau sur le passage du gois au lever du jour, si j'arrive à apprécier l'agréable improvisation ou si je me laisse étouffer par l'urgence de me libérer de la caméra, encore... En attendant je regarde les fourmis envahir ma cuisine au rythme de l'engourdissement de mes mollets sous l'ordinateur, il fait trop chaud, le mois d'aout me tétanise d'avance.

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28 mai 2010

In the eye directly You met me

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J'ai coupé quelques-unes de ses boucles, elles surfent lentement sur la brise qui rafraîchit la terrasse, jusqu'au jardin où elles se perdent parmi les bambous. Il a fini par accepter de garder ses cheveux, il les aimera même sûrement, j'ai coupé les miens très court, il a mis son tshirt préféré et j'ai enfilé une robe claire à peine cousue. Tout nous a semblé bien mieux que ce que nos maigres préparations ne laissaient croire, l'alchimie réussie entre le très peu d'amis d'un peu partout et beaucoup de soleil... Des dizaines d'origamis suspendus, des kilos de fraises à l'heure du champagne pour très vite abandonner les chaussures et les vestes, descendre à la plage, savourer l'océan absolument parfait... À la tombée de la nuit, une guirlande de kermesse autour du jardin, une orgie de makis, de gyozas, de sorbets et de mojitos, et déjà tout le monde danse comme je ne les ai jamais vus danser. Lorsque le soleil s'est levé, on avait réussi la meilleure fête qu'on puisse imaginer, un truc simple et funky, sans stress ni concession aux puissances familiales, pas de bague pas de chemise pas de vieille tante, rien que les gens qu'on aime que l'on peut compter sur nos quatre mains enlacées, qui dansent pieds nus dans l'herbe en mangeant du fait-maison-avec-amour, quelques jours qui nous ressemblent et qui ne changent rien si ce n'est pour les autres. Le lendemain, des youyous.mp3 dans ma boîte mail, j'avais réussi à oublier tout le carton pâte inclut dans le package à la cool, les cousins en rogne et les amis en mousse, y'a du sable dans le livret de famille et de la sauce soja sur ma robe... on a continué pendant trois jours, entre le brunch et les grillades on descendait sur la plage, jusqu'à ce que tout le monde s'en aille progressivement... c'était plutôt chouette.

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